Pourquoi un centre de formation ?

On voit aujourd’hui se développer différents mouvements et initiatives (projets de « transition », mouvement d’ « indignés », etc.) ayant en commun une nouvelle façon d’investir l’espace politique :  faire appel à la créativité de chacun, à l’intelligence collective, à l’horizontalité et à l’inclusion pour transformer la société dans un sens réellement démocratique.

Cette nouvelle approche repose sur quelques outils. Notamment :

  • l’assemblée, qui permet à l’échelon local de venir partager des constats, de confronter des ébauches de solutions et de construire des projets à partir de la variété des points de vue de chacun ;
  • le net, lieu d’échange d’informations, d’expériences et de pratiques entre différents territoires, et parfois de décision collective grâce aux outils de vote électronique.

Mais ces outils ne se maîtrisent pas d’eux-mêmes. Mal préparée ou mal animée, une assemblée peut se limiter à une simple succession de voeux pieux ou à une joute verbale entre tribuns ; le net est riche de nombreuses potentialités, mais souvent l’usage qui en est fait évoque plus une juxtaposition de monologues que la construction de décisions et de savoirs communs.

Pour donner toutes ses chances à la pratique démocratique de se développer, nous avons donc besoin de nous former mutuellement. De confronter nos expériences sur ce qui marche et ce qui ne marche pas, d’évaluer ensemble nos pratiques, d’expérimenter de nouveaux outils et de nouvelles méthodes. Et cela, dans un cadre ouvert, qui ne requiert aucun accord préalable des participants, si ce n’est l’envie de faire progresser ensemble l’expertise collective.

C’est la raison d’être des « Maîtres ignorants ».

Octobre 2012